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LE JOURNAL MOSCOVITE, ANNÉE 2008

Il semble sur la toile sont négligemment et illogiquement dispersés des points lumineux, mais ils donnent la naissance de l'esprit.  Les lignes et les coups donnent information sur l'objet et en même temps transmettent le regard de l'auteur. En outre, sur le tableau  on peut remarquer non seulement le regard de l'auteur sur l'objet, mais aussi l'humeur de celui au moment du travail.

Les tableaux de  Daria Bagrintseva ne laissent aucun doute : en face de vous sont les travaux  d’artiste doté d’étincelle divine et qui a déjà trouvé le moyen de passer au spectateur  sa  propre vision de la beauté et de l’originalité de l’Existence. Sans le savoir on partage avec elle  ses connaissances de l’immédiateté et de l’impermanence des choses et des phénomènes  existants autour de nous. 

L'artiste a le don de transférer à la toile son attitude à l'objet et son sens de coexistence avec lui en ce moment et en ce lieu. Devant du tableau le spectateur éprouve le sentiment d'admiration par la capacité de la peintre d'inciter se figer momentanément devant des points lumineux sur la toile.

Tout l'art: la peinture, la musique, le théâtre vivent grâce à l'énergie émotionnelle du créateur. C'est impossible sans l'expression de celui créer quelque chose vraiment belle qui peut être appelée l'œuvre d'art. 

C'est étonnant comment l'artiste ne se dessèche pas, ne perd pas sa puissance de créer. Il semble que cette femme fragile et élégante sait la réponse à cette question difficile.

- Le processus de transfert n'est pas unilatéral. Lorsque vous écrivez le tableau bien sûr, vous dépensez votre propres ressources émotionnels. Mais en réponse vous recevez l'énergie du tableau. Cette échange ne laisse pas dépenser soi-même et elle vous donne un potentiel plus fort que vous en avez avant. 

C'est quelque chose qui donne non seulement l'énergie pour créer mais qui insiste d'écrire plus. Ces sentiments peuvent être comparés avec les sensations de l'athlète qui devient plus fort pendant la formation, mais quand il interrompe le processus ses forces partent, et il revient à la salle de gym pour se former jusqu'à l'épuisement, en absorbant l'énergie créative.

On passe avec Daria d'un tableau à l'autre et je sent que quand elle approche au tableau, là, il apparaisse une source additionnelle de lumière. C'est très difficile de dire par quoi est né ce sentiment: peut-être ce sont les peintures acrylique qui créent l'illusion, ou le jeu de lumière d'omble? Peut-être c'est l'énergie créative rayonne pareil? Qui sait….

Daria Bagrintseva travaille avec l'acrylique, sa technique n'est pas la plus courante parmi les artistes russes. L'acrylique sèche très rapidement. Ce n'est pas la seule différence de l'huile. La couleur de la peinture acrylique reste pratiquement la même après le dessèchement. Et ça demande une approche différent de celle que l'école classique de la peinture enseigne.  Malgré que Daria a reçu la formation classique, elle considère l'acrylique comme "sa" peinture.

Il est étonnant que malgré la domination de la peinture abstraite dans les travaux de Daria, les travaux graphique et de design de l'artiste se diffèrent par la netteté incroyable des détails. Mais cette artiste attire le mieux l'état de déliquescence de la natures mortes florales. Elle écrit la nature pas déjà morte, mais en train de mourir, qui est figée dans un moment de perçage de la transition vers un état de néant, se figée dans une étude d'adieu en plastique.

C'est logique que Daria est devenue la lauréate du IV Festival International "Moscou- la ville du Monde" en 2005. Ses tableaux ont été représentés aux plusieurs expositions. Elle a beaucoup de dire par ses tableaux. Et à la question extravagante: "A quelle couleur vous vaudriez colorer votre émotions?" sans pause elle a répondu "Si maintenant, en or et bordeaux".